Matinée aux chevreuils

Ce matin, je suis parti pour mon coin aux chevreuils en forêt, et j’ai enfin réussi à ramener des photos dignes de ce nom !

Le réveil sonne à 6h30, un peu trop tôt pour sortir de mon lit, mais la motivation de pouvoir ramener de bonnes photos à la maison l’emporte sur la fainéantise. Je me lève, et 1h plus tard à peine, j’entre dans la réserve de chasse que j’ai l’habitude d’arpenter depuis maintenant plusieurs semaine. J’ai de la chance, le vent souffle dans le bon sens ce qui me permet de ne pas avoir à faire de détour pour me rendre à un endroit que j’ai repéré la veille et ou je suis presque sûr que les chevreuils passeront aujourd’hui aussi.

Juste un peu avant d’arriver sur place, j’entends un aboiement (le chevreuil aboie) vingt mètres plus loin. Une bande de chevreuils m’a repéré, et fuit déjà mais une chevrette (une femelle) reste sur place et aboie à plusieurs reprise. Je ne bouge plus. Elle fait mine de brouter au sol, puis relève brusquement la tête pour voir si j’ai bougé, et si ce qu’elle à vu est bien un humain. Comme je ne bouge pas, elle recommence le même stratagème cinq ou six fois de suite. Puis elle recommence à brouter réellement. Comme elle passe derrière un arbre, j’en profite pour ramper un peu plus près, mauvaise idée, les feuilles mortes font un bruit d’enfer et la chevrette me fixe à nouveau. J’en profite pour lui tirer le portrait en bougeant très lentement, mais les photos en résultant seront de qualité médiocre.

Canon EOS 450D, 250mm, F/5.6, 1/40s, 800 ISO

Apeurée par mon manque de discrétion, elle finit par prendre la fuite aussi. La rencontre n’aura duré que quelques minutes, et me laisse dépité d’avoir dérangé ce petit groupe.

L’approche infructueuse de cette chevrette m’ayant amené sur une petite bute, je décide d’y rester pour la séance. Je m’y couche donc et me couvre d’un filet de camouflage, les prochains visiteurs ne me verront pas, cette fois-ci !

Moins d’une heure plus tard, l’attente semble fructueuse puisque j’entends un chevreuil qui s’approche par ma gauche, environ trente mètres plus loin. Il fait du bruit, mais semble être seul. Une minute d’attente encore, et un beau brocard (chevreuil mâle) sort des fourrés à gauche, vingt-cinq mètres plus loin. Un peu trop loin, tant pis, j’attends un peu puis je déclenche plusieurs fois. Le brocard avance lentement en se frottant aux arbres et en mangeant des pousses d’arbres sur son chemin. Je continue les prises de vues et me déplace légèrement pour faire sortir un arbre du cadre. Le chevreuil ne m’entend pas, et ne me vois pas, dommage, s’il m’avait entendu, il aurait regardé dans ma direction, j’aurais donc pu avoir sa tête en entier.

Je compte bien y retourner demain pour lui tirer le portrait de plus près cette fois !

Après son passage, je reste encore une heure, mais plus rien ne passe dans mon champ de vision, même si j’entends un geais des chênes, un pic, et des corneilles derrière moi. Puis j’entends des voix et des cris venant de l’entrée de la forêt, des chiens qui aboient, et peut être des chasseurs. Je ne sais pas si une battue est prévue aujourd’hui, je remballe donc et rebrousse chemin.

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Publié dans Actualités

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